Casablanca est l'endroit où le Maroc travaille. C'est la capitale économique du pays et sa plus grande ville, le port qui traite le commerce, et l'aéroport où la plupart des visiteurs atterrissent réellement. Les voyageurs la sautent souvent, ce qui se défend pour un court séjour et devient une erreur sur un long.
Ce qu'elle a, c'est une architecture particulière. Entre les années 1920 et 1950, la ville s'est construite à toute vitesse dans un style qui mêlait l'art déco à l'artisanat marocain, et le résultat, qu'on appelle parfois mauresque, existe à une échelle qu'on ne trouve nulle part ailleurs. Ajoutez la mosquée Hassan II, achevée en 1993, dont la salle de prière ouvre sur l'Atlantique et dont le minaret compte parmi les plus hauts du monde.
Casablanca n'est pas une ville-musée, et c'est tout son intérêt. Une journée y vaut mieux que sa réputation ne le laisse croire.
Bâtie en partie au-dessus de l'eau, avec un minaret de 210 mètres et un toit ouvrant. C'est l'une des rares mosquées du Maroc que les non-musulmans peuvent visiter, en visite guidée.
Le boulevard Mohammed V et les rues alentour : des façades des années vingt et trente où la géométrie déco française rencontre le zellige et le plâtre sculpté.
Le cœur administratif, avec le palais de justice, la préfecture et la tour de l'horloge autour d'une fontaine, et une vraie culture de librairies à proximité.
Plus petite et plus tardive que les grandes médinas, mais le marché aux poissons et le port en activité sont la version honnête de la ville.
Le front de mer atlantique où Casablanca sort le soir : poisson, rouleaux, et la mosquée éclairée tout au bout.

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